Le “Bonheur au travail”…Une comédie !

Les entreprises sont prêtes à expérimenter toutes les recettes pour développer leur business et c’est normal ! La dernière tendance : faire en sorte que les collaborateurs soient heureux ! On le remarque bien au travers des nombreux posts et articles que nous voyons défiler. Le bonheur au travail est ainsi passé d’une simple tendance à une certitude adossée à des mesures concrètes et diversifiées. Et Les entreprises les déploient avec la conviction que des employés heureux sont des employés plus productifs..
Oui, ce n’est pas faux !

Et si le bonheur au travail n’était finalement qu’une comédie ?…Du moins, dans sa mise en oeuvre  !

Car il faut se le dire aussi, être bien au travail nous rend plus performant, c’est vrai, mais ce n’est pas une simple affaire à mettre en place car il existe autant de réponses à apporter que d’individus dans l’entreprise.

Le management actuel ressemble parfois à une tragicomédie, avec tout ce que cela suppose comme normes de langages et de codes comportementaux qui, bien souvent, tendent à déshumaniser les esprits et les relations entre individus. Nous aurions même tendance à infantiliser les collaborateurs ! On voit d’ailleurs arriver des fonctions de “CHO” (Chief Happyness Officer) au sein des entreprises !!

“Hop ! hop ! c’est l’heure de prendre son goûter!!!” …non mais sérieusement !! Ce n’est pas en prenant l’adulte par la main que celui-ci sera plus heureux. (certes, là, on force un peu le trait).

Alors que faudrait-il faire ? Comment mettre le collaborateur dans les meilleures conditions ?…par cet enjeux reste vrai!

Explorons un peu !

Il faut avant tout responsabiliser le collaborateur pour que celui-ci puisse se réaliser au sein de sa structure professionnelle.

Une première piste serait d’arrêter de parler du “Bonheur au travail”. A force d’en parler et de vouloir absolument mettre en place des outils de management “non adaptés” aux besoins des collaborateurs, les entreprises risquent de faire fuir leurs meilleurs talents parce qu’en France,  malheureusement, nous avons tendances à normaliser, réglementer et légaliser plus qu’ailleurs.

Nous avons mis petit à petit de la hiérarchie avec des procédures de contrôle strictes, souvent qualifiées de lourdes, qui empêchent la prise d’initiatives en interne alors qu’il faudrait leur accorder plus d’autonomie dans leurs actions et les libérer des procédures. Un peu comme une entreprise libérée.

On favoriserait ainsi une culture managériale basée sur le collectif et le travail en équipe plutôt qu’en silo, sans oublier pour autant qu’un minimum de processus est nécessaire pour éviter l’anarchie totale et la mise en place d’actions à valeur sociétale tel que : «Faire atténuer le stress, éviter l’épuisement, mettre en place des actions de reconnaissance s’appuyant sur des valeurs de respect et d’appréciation individuelle, etc…bref! avoir du bon sens!!»

Une deuxième piste à explorer serait que les salariés aient accès à un cadre de travail plus agréable et ça, ce serait aussi une chose formidable. En effet, offrir plusieurs types d’espaces de travail telles que des zones d’échanges informelles, des zones où pouvoir téléphoner sans se sentir écouté, épié ou tout simplement des espaces où pouvoir aller se concentrer, réfléchir à une tâche, se relaxer, se détendre…réduira le stress de la performance.

Et si en plus l’ensemble est réalisé avec goût, il y aura plus d’engagement de ses collaborateurs. Il faut apporter un peu de soin à son environnement de travail (c’est bon pour l’image !) et de la liberté de mouvement…même dans les processus.

Beaucoup de grands groupes commencent à le comprendre.

Oui, il est plus que nécessaire de bousculer les idées et les codes qui se sont lentement installées autour de cette possible «chimère» appelée “bonheur au travail”. Même si on s’accordera quand même à penser que des salariés qui se sentent bien au travail sont plus performants. C’est vrai sur le fond mais n’oubliez pas d’aller explorer les détails du “pourquoi” ils seront heureux.

L’entreprise n’est pas une organisation où l’on vient chercher son lot de “bonheur” journalier. Elle est là pour produire de la valeur ajoutée pour tous qui produira de la satisfaction à chacun…rappelons-le ! 

Résumons !

En fait, si la réponse universelle existait, elle serait de laisser aux collaborateurs la possibilité d’agir au quotidien sur leurs objectifs, de décider de leurs performances, de choisir leurs environnements, d’être actifs avec eux-mêmes pour avoir plus de sens et d’autonomie au travail. Mais, cette douce idée est assez utopique car elle touche à la conscience collective et le rapport qu’elle a avec l’entreprise.

Alors, pour résumer, les collaborateurs heureux seraient ceux qui peuvent travailler dans des structures plus souples et plus libres où ils trouveront du sens à leur vie professionnelle, des multitudes d’espaces adaptés à leurs tâches, et où ils auront la main sur leurs fiches de postes, pour eux et les bienfaits pour l’entreprise.

Cela répondrait assez bien aux générations qui arrivent tel que les Z ou Millenium qui ont un mode de fonctionnement très différent des séniors. 

Nous ne parlerons plus non plus de “bonheur au travail” mais plus du “bien-être au travail” qui est un atout organisationnel pouvant être légitimisé par quelques procédures et structures managériales. C’est une réalité managériale qui peut être mesurable… ça! ça passe. Ce sont des principes ordonnés par une justice organisationnelle acceptable par tous.

Un des processus commencerait par la valorisation de l’individu en tant que personne en passant par la façon dont il exerce et s’investit dans son travail jusqu’à la reconnaissance de ses résultats. Le but essentiel étant de cultiver l’optimisme et de valoriser le capital humain.

Les entreprises, qui adopteront cette stratégie gagnante, auront plus de chance d’exceller dans leur marché, de garder leurs talents et de pouvoir travailler dans une bonne humeur favorisant ainsi les résultats de chacun…

In fine, le bonheur du salarié passe d’abord par son bien-être avant tout. Il s’agira de leur trouver, ou de lui donner, les éléments pour qu’il trouve le juste équilibre entre son travail qui doit faire sens pour lui, qu’il doit exécuter pour son entreprise, tout en respectant sa vie privée. Tout cela croisé avec des espaces de travail de qualité et un management ouvert lui donnant de la liberté de conscience….

Et là, enfin, vous aurez peut-être gagné !…
Nous avons pris ce pari !

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